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THE FLAVOR OF CORN

Un film de Gianni da Campo (Italie, 1991)

 

Titre original :        Il sapore del grano

Thème :                  Pédérastie

Terrain :                  Village et son école

Epoque :                 Années 1960 ?

Situation :              Italie du nord

Genre :                    Drame sentimental

Age :                        12 ans

Acteurs ado :         Duilio = Marco Mestriner

Précisions :             Couleur, 48 minutes

 

Synopsis : Un jeune professeur, Lorenzo, prend son premier poste dans l’école d’un petit village italien. Dès la première scène, nous le voyons dans l’étable de la ferme des parents de Duilio, un beau garçon brun de 12 ans. Au sortir de l’étable, la belle-mère du garçon l’attend, devant la voiture, suspicieuse. Le lendemain, son mari vient rencontrer Lorenzo, à l’école ; avec difficulté, il lui fait part des soupçons de sa femme. Le professeur demande : « Voulez-vous que j’arrête de voir Duilio ? ». Le père répond que non, mais ne comprend pas : « Pourquoi aimez-vous autant Duilio ? Et qu’attendez-vous de lui ? ». L’homme est inquiet : « Je vois que mon fils vous aime plus qu’il ne m’aime », dit-il. Le professeur revient dans sa classe, où se trouve Duilio qui lui sourit en essayant de capter son attention. Au fond de la classe, un grand garçon commence à se masturber, sous le regard d’un plus jeune. Fort en colère, Lorenzo le renvoie en l’insultant : « Va-t-en animal » lance-t-il. Troublé par son aventure avec ce garçon, le professeur part en train pour Venise ; sur un bateau, il s’aperçoit qu’il attire l’attention d’un homosexuel efféminé plus qu’il ne trouble les deux jeunes filles avec lesquelles il parle. A son retour au village, Lorenzo apprend que le grand père de Duilio est malade. Ses parents l’ont fait chercher et lui demandent d’aller avec leur fils visiter son grand-père à l’hôpital. Dans sa chambre, celui-ci s’adresse ainsi à Lorenzo, parlant de son petit-fils qui se tient devant son lit : « Professeur, il est proche de vous, il vous aime tant, ne l’abandonnez pas. » Les deux amis se rendent au restaurant et Duilio apprend à Lorenzo que sa grande sœur Adalgisa viendra bientôt de Milan, où elle habite.  Lorenzo est de plus en plus fréquemment chez Duilio. Adalgisa arrive et les deux jeunes gens semblent immédiatement se plaire. Ils partent se promener en vélo avec Duilio, qui prend ombrage de cette attirance entre sa sœur et son professeur. Au retour de la ballade, dans la soirée ; Duilio dit à Lorenzo : « Ma chambre est au bout du couloir. » Lorenzo restera dans sa chambre, sans en sortir. Le lendemain, il accompagne Adalgisa en bicyclette. Celle-ci lui demande s’il a une petire amie. Il répond non. Elle lui dit qu’elle a quelqu’un dans sa vie mais que ce garçon ne compte pas pour elle. Elle lui demande alors q’il aime beaucoup son frère. « Oui, beaucoup. – Et pourquoi autant ? – Simplement parce qu’il m’aime aussi. » Traversant les champs, ils s’arrêtent, s’allongent dans un champ, s’enlacent et s’embrassent. Mais alors que Adalgisa presse Lorenzo de faire l’amour avec elle, celui-ci veut en rester là. Peu après, il retrouve Duilio au bord d’une rivère ; il semble toujours contrarié. Le dialogue suivant s’engage : « Tu es ennuyé ? Tu te moques de moi ? – Toi aussi – Non, c’est pas vrai ». L’école est finie, le professeur devrait partir. Duilio lui demande de revenir l’année prochaine, et imagine qu’il pourra être hébergé dans une famille près de sa maison. Peu après, Lorenzo retrouve son ancienne petite amie, attablée à la terrasse d’un café avec son fiancé. Avec la permission de ce dernier, ils se retrouvent dans la soirée et passent al nuit ensemble. Le matin, elle lui annonce qu’elle se mariera dans un mois, ce qui bouleverse Lorenzo. Son amie lui remet une carte postale qu’il vient de recevoir. Elle vient de Duilio qui lui annonce la mort de son grand-père. A son tour elle l’interroge sur ce garçon : « Qui est Duilio ? – C’est mon meilleur ami et il a seulement 12 ans – C’est l’un de tes élèves ? – Non, c’est quelqu’un qui m’a tout appris. » Lorenzo s’en retourne chez Duilio ; celui-ci lui prend spontanément la main ; il lui annonce que sa sœur a quitté sa tante et qu’il ne sait pas om elle se trouve/ Il lui dit : « Tout le monde à la maison t’aime bien ; c’est ma mère qui a dit que tu pouvais dormir à la maison. Enfin elle comprend que tu ne me feras pas de mal ». Cette nuit, Duilio et Lorenzo partagent la même chambre. Un matelas a été placé sur le plancher, sur lequel dors. On le vois endormi, allongé sur le ventre, le dos nus. On devine qu’il est peut-être nu. Lorenzo semble à la fois fasciné par ce corps et bouleversé par ce qui lui arrive. Il reste éveillé toute la nuit, se contentant d’admirer son ami, les yeux mouillés. Le lendemain matin, il quitte la maison. Tout le monde l’attend dehors. La maman s’adresse à lui ainsi : « Merci pour tout, et excusez-moi ». Lorenzo se rend vers la voiture, devant laquelle l’attend Duilio qui engage le dialogue suivant : « Reviendras-tu ? – Non, Duilio, je ne peux pas – Ce n’est pas vrai que tu ne peux pas, tu ne veux pas ». Lorenzo monte dans la voiture sans répondre, il pleure.

Après avoir rompu avec son amie Cécilia, il se prend d’affection pour l’un de ses élèves, Duilio, âgé de 12 ans, qui cherche à le séduire, notamment en prenant l’initiative de poser ses lèvres contre les siennes. Un lien très fort unit les deux personnages. Dans un premier temps, la belle-mère du garçon est suspicieuse. Mais ses parents comprennent rapidement que la relation entre les deux ne constitue pas une menace et favorisent même leur rencontre, en invitant le professeur chez eux.

 

Thèmes abordés en rapport avec la recherche –  Le thème unique de ce film c’est l’amour entre un garçon de 12 ans et son jeune professeur. Un amour qui trouble plus l’adulte que l’adolescent. Un amour très beau, très pur mais non dénué de sensualité. Comme le montre l’épisode de la masturbation en classe, les garçons ne sont pas naïfs et rien n’indique que cet amour soit exempt de relations sexuelles

 

Jugement en rapport avec la recherche –  L’amour entre un garçon de 12 ans et un jeune professeur est présenté comme une relation très vite acceptée par tous, pour autant que l’enfant soit heureux. En aucune manière, dans ce film, l’adulte est présenté comme un séducteur. Au contraire, c’est le garçon qui le séduit, qui pose les premiers gestes. Les parents comprennent très vite et sont heureux du bonheur de leur fils.

 

Commentaires particuliers – La situation dépeinte se trouve à mi chemin entre celle de « La mort à Venise » et « For a Lost Soldier ».

Tag(s) : #Adolescence, #Garçons, #Pédérastie, #Sexualité, #cinéma, #Italie, #Masturbation

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